Alimentation pour LED

Alimentation pour led

Faire le bon choix en matière d’alimentation électrique est souvent loin d’être évident. Il est en effet nécessaire d’avoir quelques bases théoriques et pratiques avant de se lancer soi-même dans une installation efficace et adaptée, en toute sécurité. Heureusement, au sujet de l’alimentation LED, nous parlerons exclusivement de basse tension voire de très basse tension (TBTS). Ce qui bien évidemment va s’avérer beaucoup moins dangereux et beaucoup plus manipulable, pour une installation à usage domestique notamment. Toutefois, d’une prise murale servant du 220V à votre ruban LED en nécessitant généralement 12V ou 24V, le courant va donc devoir être transformé.

De nombreux modèles pour des utilisations différentes

Avant d’entrer plus en avant dans les détails concernant notre sujet, sachez toutefois que le terme transformateur pour LED (driver LED dans sa version anglaise) est également utilisé pour parler de la même chose. Même si dans les faits, d’un point de vue technique, il existe une légère différence entre une alimentation et un transformateur. La première permet ainsi de passer d’un courant alternatif à continu, jouant tout aussi bien sur la tension que sur le courant électrique. Tandis qu’un transformateur ne fera que conserver la même fréquence de courant, ne modifiant que la tension d’entrée. Quoiqu’il en soit, les éclairages à LED utilisent aujourd’hui, en très grande majorité, le courant continu.

Une quantité de modèles existent dans le domaine de l’alimentation LED et avant de vous décider, il convient impérativement de savoir quel sera le cadre d’utilisation de votre système d’éclairage. S’agit-il d’une utilisation partielle (pour créer une ambiance lumineuse temporaire) ou d’une installation permanente (pour l’éclairage de locaux), l’usage est-il privé ou commercial, l’installation sera-t-elle en extérieure ou à l’intérieur ? Déterminer précisément ces quelques points va vous permettre de déduire quatre choses essentielles dans le choix d’un modèle d’alimentation LED : la puissance d’éclairage nécessaire, le système de branchement, le besoin ou non d’étanchéité, les normes à respecter.

Alimentation LED étanche IP67

Bien évaluer ses besoins en terme de puissance

Pour la puissance, le principe est simple. Que vous souhaitiez brancher un luminaire, des néons, des spots ou du ruban LED, il conviendra en premier lieu de déterminer votre besoin total, en watt. Avec un ruban, la puissance consommée sera liée à sa longueur. Dans les autres cas, c’est la quantité d’appareil multiplié à leur puissance unitaire qui sera à prendre en compte. Il est important de garder une certaine marge de sécurité, essayez autant que possible d’avoir l’alimentation bien supérieure à la puissance estimée, il est d’usage de prendre 15-20% de marge en moyenne. Cette marge pourra être adaptée selon la durée d’utilisation. Il faut comprendre que ce n’est pas l’alimentation qui envoie du courant « au consommateur » mais bien le luminaire qui soutire de l’énergie à l’alimentation, il consomme uniquement de ce qu’il a besoin.

Concernant le type de branchement, vos compétences techniques et votre budget vont entrer en jeu, au même titre que votre type d’installation et son envergure. En effet, parmi tous les modèles existants, la gamme ira d’un système à piles ou d’un branchement simple en prise murale, à la connectique industrielle complexe sur boîtier électrique, via borniers à vis, réservé à une mise en place plus professionnelle.

Alimentation ruban LED type desktop d’intérieur

Des normes de sécurité strictes à respecter absolument

Quoiqu’il en soit, la question du lieu d’installation vous permettra de trancher de manière binaire sur le choix d’un bloc d’alimentation étanche ou non. Ce type de transformateur pour LED conviendra parfaitement aux éclairages en extérieur (jardin ou terrasse), ou dans des pièces pouvant avoir un taux d’humidité élevé, comme une salle de bain, une véranda, un espace piscine… Pour rappel, les classes électriques sont divisées en 4 catégories, 0 étant la plus haute et 4 la plus faible. L’installation d’un système lumineux dans une salle de bains imposera donc un certain nombre de règles (volumes et normes) à ne pas prendre à la légère, pour d’évidentes raison de sécurité.

A ce propos, les indices de protection IP seront là pour vous aiguiller dans le choix d’un luminaire ou d’un éclairage LED approprié. Le premier chiffre se rapporte à la pénétration de corps solides étranger, et le second à la pénétration de liquides. A titre d’information plus l’indice sera élevé, plus votre appareil sera étanche à l’eau et à la poussière. Pour une utilisation extérieure, l’idéal sera donc un IP44 au minimum. Vous serez d’ailleurs peut-être amenés à prendre en compte également l’IK, qui représente lui l’indice de protection contre les impacts mécaniques externes, autrement dit les chocs. Plus l’indice sera haut, plus l’appareil sera résistant (chute, coup involontaire, jet d’un projectile…).

Enfin, la question de l’usage domestique ou commercial de votre système d’éclairage va aussi influer sur votre choix d’un bloc d’alimentation adapté. En effet, les normes de sécurité et d’exigences légales diffèrent radicalement qu’il s’agisse de votre propre habitation ou d’un local professionnel accueillant du public avec un bail commercial. La loi Pinel est assez stricte à ce sujet et il convient donc de bien se renseigner avant tous travaux d’installation électrique dans ce contexte.

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